Archive for Xavier Bongibault

NON JEAN-FRANÇOIS COPÉ NE S’EST PAS « DÉJUGÉ »

Tous à Paris le 17 novembre 2013 !

Tous à Paris le 17 novembre 2013 !

Je découvre, avec beaucoup d’étonnement, la « lettre ouverte à Monsieur Jean-François Copé » signée Ludovine de la Rochère. Je ne pensais pas que l’on puisse écrire tant d’inexactitudes.

Chère Ludovine, tu cites Jean-François Copé de la même façon que tu citais, dans ton communiqué de presse du 5 septembre, les propos de Frigide Barjot dans Nice Matin. Alors je te pose une question, est-ce de façon malencontreusement partielle ou malhonnêtement partiale ?

Tu fais écho aux propos de M. Copé que tu retranscris ainsi : « vous avez déclaré, je vous cite : « Je n’ai jamais eu d’opposition d’aucune sorte à l’idée du mariage homosexuel ».

J’ai bien écouté l’intervention du Président de l’UMP et voilà ce que j’ai entendu : « Je n’ai jamais eu d’opposition d’aucune sorte à l’idée du mariage homosexuel. La meilleure preuve, c’est que j’ai défendu l’union civique ». « Pour moi, le sujet n’était pas l’union civique ou le mariage mais l’adoption ».

Alors je dois bien le reconnaître, il y a une maladresse dans cette explication du député-maire de Meaux : il souhaitait sans doute – et surtout je l’espère – exprimer le fait qu’il n’était pas opposé à l’union des couples homosexuels mais à l’ouverture de la filiation à ces couples ; ce qui était d’ailleurs la ligne officielle de La Manif Pour Tous.

Ludovine pourrais-tu entendre mon interprétation des propos de M. Copé ? Il voulait dire qu’il n’était pas opposé à UN « mariage homosexuel » sans adoption. Nous savons tous, que la loi Taubira n’est pas « un mariage homosexuel » mais l’ouverture DU mariage aux couples homosexuels et c’est là le problème !

Doit-il être rappelé que sur le tract appelant au rassemblement du 17 novembre à Paris nous résumions ainsi notre opposition : « Le « mariage pour tous » c’est le « mariage homo » imposé à tous ! » ?

Est-il nécessaire de rappeler que La Manif Pour TousTous nés d’un homme et d’une femme à l’époque où j’avais l’honneur d’en porter la parole était ouverte à l’union des couples homosexuels et même à l’alliance civile ?

En effet, toujours sur le même tract nous écrivions, non sans courage, « En soutenant la norme paritaire de la famille, nous favorisons la cohésion sociale ; ce n’est pas pour autant oublier les personnes homosexuelles, dont les revendications pourraient être satisfaites par une amélioration fiscale, sociale et institutionnelle du Pacs, et ce sans toucher à la parenté réelle », c’est bien cela l’alliance civile !

Alors s’il te plait Ludovine, ne prenons pas en otage la voix des milliers de français que représente Jean-François Copé et unissons-nous derrière la proposition faite aux candidats de porter la constitutionnalisation du mariage homme-femme et nous pourrons alors juger en fonction des engagements de tous ces candidats.

Chère Ludovine, ni Jean-François Copé, ni L’Avenir pour Tous n’avons changé de combat. C’est bien le 17 novembre 2012, comme toi, que nous nous sommes massivement mobilisés derrière la bannière La Manif Pour Tous « contre le projet de loi universelle de « mariage et d’adoption homosexuels » et contre l’homophobie », ce n’est pas le 18 novembre 2012 derrière une banderole ainsi rédigée : « la France a besoin d’enfants pas d’homosexuels ».

Alors Ludovine, reprenons tous ensemble, toutes les personnes fidèles à notre message originel, le combat contre la loi Taubira et contre l’homophobie.

L’union fait la force, alors unissons-nous sur l’essentiel : « pour le mariage H/F (Homme/Femme), pour la filiation PME (Père-Mère-Enfant), contre la loi de mariage et d’adoption pour tous et contre l’homophobie ».

Alors – et non, ce billet n’a pas un an de retard à la publication – unissons-nous et soyons tous à Paris le 17 novembre 2013 pour porter la constitutionnalisation du mariage Homme-Femme ! Dans l’unité pour rappeler que de la loi Taubira jamais on en voudra !

Réaction de Xavier Bongibault à la restructuration du CCNE

Visuel LAVT

Quelle éthique dans le monolithique ?

Le 28 mars 2013 ne consacrant, sur France Télévision, qu’une minute au sujet brûlant d’actualité qu’était le « mariage pour tous », François Hollande annonçait qu’au sujet de la Procréation Médicalement Assistée (PMA), le gouvernement attendrait l’avis du Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) et s’y conformerait. Ce qui paraissait, à l’époque, être un début de victoire semble aujourd’hui n’être qu’une nouvelle manipulation du Président de la République.

En effet, le 11 septembre 2013, le conseil des ministres valide les nominations au CCNE. François Hollande dévoilait son dernier programme de manipulation du peuple de France. Nous avons eu une surprise, le Président de la République a effectué quelques nominations à ce conseil.

Nous n’allons pas tous les évoquer. Nous avons néanmoins un florilège de nominations surprenantes. Ce conseil qui a pour vocation d’apporter au gouvernement une vision indépendante des questions éthiques et de société
se voit aujourd’hui investie par les « amis » du Président de la République.

Et quels amis… Michelle Meunier, pour commencer est une Sénatrice signataire de la proposition de loi ouvrant la PMA aux couples de femmes ; Jean-Pierre Mignard qui est, outre le fait qu’il soit l’avocat et ami personnel du président et parrain de ses enfants, membre du conseil nationale du Parti socialiste et Président de la haute autorité des primaires socialistes ; François Ansermet qui appartient à la fondation FABER ayant pour vocation la recherche en PMA a affirmé : « la famille père-mère-enfant est une invention ».

Avec un tel panel, nous pouvons être certain d’une chose : François Hollande savait – il était bien le seul – de quoi il parlait lorsqu’il évoquait la certitude de respecter l’avis de ce conseil.

Mais François Hollande se livre une nouvelle fois au piétinement de la volonté de son peuple. Nous avons réussi à vous faire reculer, monsieur le Président, sur la question de la PMA dans le projet de loi Taubira,  nous saurons bien nous opposer de façon massive à tout retour de celle-ci dans le futur !

Contre les manipulations gouvernementales montrez l’exigence du peuple : le respect. Ne piétinez pas votre promesse. Respectez l’avis d’un CCNE qui ne serait pas celui de vos amis, un CCNE qui serait représentatif du peuple, un CCNE qui s’opposerait massivement à la PMA !

Xavier Bongibault

La lutte contre la délinquance : un enjeu électoral !

La campagne municipale commence de façon plus ou moins dévoilée dans la grande majorité des communes françaises. Et comme pour chaque élection, le problème de la délinquance remonte à la surface. Le problème, cette année, c’est que la résurgence de ce sujet n’est pas due à une triste loi des séries montée de toutes pièces par les médias mais bel et bien à une augmentation des faits de délinquance.

À la faveur des faits divers, le peuple français découvre avec stupeur le deux poids, deux mesures qui règne en maître dans le système carcéral de notre pays. L’affaire de la bijouterie de Nice a ému nos concitoyens ; un honnête commerçant est mis en examen pour avoir tenté de neutraliser un homme, duquel la justice – et les mesures apportées par elle – ne l’avait pas protégé.

La question de la sécurité va se poser pendant les municipales mais est-ce le bon moment ?

Face à un ministre de l’Intérieur qui passe plus de temps à faire la guerre à sa collègue de la justice qu’aux délinquants et à une garde des Sceaux qui prône le laxisme, que peut faire un maire, fut-il le plus volontariste du monde ?

Que pèsent une police municipale, un système de vidéo-protection ou vidéosurveillance, une politique de rénovation urbaine face à une justice de plus en plus permissive et une chancellerie qui propose la suppression des peines plancher pour les récidivistes ?

Les élections municipales seront animées par des enjeux nationaux, au premier rang desquels la sécurité. Il est temps de porter un signal fort au gouvernement. Les français veulent pouvoir vivre dans un pays où le bien-être de la victime passe avant le sort du coupable.

Sanctionnons tous les candidats qui se rendent complices, par leurs prises de positions ou leurs actions, de la politique gouvernementale en matière de lutte contre la délinquance.

Les politiques doivent s’engager pour notre sécurité. Peuple de France, en 2014 la prévention ; en 2017 la répression !

La lueur d’un espoir

Xavier Bongibault

Le nouveau combat de La Manif Pour Tous serait-il tout autre ?

Alors que Virginie Tellenne alias Frigide Barjot donne rendez-vous au peuple de France le 17 novembre pour continuer le combat contre la loi Taubira, dans une interview donnée au Point.fr, Ludovine de la Rochère présente en parallèle ses perspectives pour l’année 2013-2014.

Dans un inquiétant flou artistique, celle qui tente – avec difficulté – de s’imposer comme le nouveau leader charismatique, nous présente les universités d’été du week-end à venir, la suite du combat, mais surtout son ambition personnelle avouée depuis toujours mais pour la première fois révélée, les élections européennes de 2014.

Ludovine nous explique la démarche des universités d’été ; « se retrouver tous en cette rentrée » nous dit-elle avec un culot sans précédent lorsque l’on sait que trois des porte-paroles fondateurs Laurence Tcheng, moi-même et surtout Frigide Barjot qui fut le leader médiatique et populaire de La Manif Pour Tous, ne sont pas invités à s’exprimer.

Là où vraiment je suis perdu et où le flou s’installe c’est quand la Présidente de la Rochère nous explique qu’ « elle [Frigide, ndla] a quitté elle-même La Manif Pour Tous » et que quelques lignes plus tard elle nous dit « Nous n’avons eu aucun départ. » Nous voilà ravis. S’il n’y a eu aucun départ et que nous ne sommes plus là, c’est bien que nous avons été virés, mais ne nous éternisons pas sur ce sujet qui brise l’unité et qui ulcère les millions de Français qui sont descendus dans la rue.

Là où l’unité peut voler en éclat c’est quand je découvre avec stupeur la réécriture de l’histoire dans ce passage où Mme de la Rochère évoque l’absence de départ. « Elle [La Manif Pour Tous, ndla] est toujours là à 100 %. Le réseau est là, les cadres et les volontaires aussi. » : c’est affirmer que nous n’avons jamais été cadres ni même existé dans ce mouvement ; comme elle a pu me l’écrire dans un SMS, « 1re fois de ma vie que mon existence est publiquement niée. Odieux. » Mais passons, le combat est trop important pour que je m’endorme sur ma propre « existence ».

Dans une analyse trop simpliste pour être convaincante, la directrice de com’ la Rochère nous explique que le combat va continuer contre la loi Taubira mais sans proposition d’union civile car le président de la République ne la propose pas : « On pourrait toujours débattre de l’union civile, mais si, en face, on n’a pas l’ombre d’une réponse, il est inutile de s’escrimer dans le désert. » nous dit le compagnon Ludo. Inquiétant pour le moins ! Je ne crois pas non plus qu’il y ait « l’ombre d’une réponse » en ce qui concerne l’abrogation de la loi. La Manif  Pour Tous va-t-elle donc la balayer d’un revers de main comme l’union civile ? Non je ne peux y croire !

Et pourtant… Si finalement le nouveau combat de La Manif Pour Tous était tout autre ? « Nous envisageons notamment sérieusement de présenter des listes aux élections européennes. » voilà qui est lancé. Alors même s’il est vrai que Ludovine propose – et c’est avec fierté que je le dis étant donné que c’est une proposition de L’Avenir pour Tous – une consultation des candidats, lorsque l’on sait que Ludo nous répète à l’envie depuis le mois de septembre que sa « seule ambition politique » est la députation européenne, on peut s’attendre à ce que ces consultations soient des concertations à la Binet/Taubira et que LMPT est déjà en ordre de bataille derrière le général de la Rochère.

Et là je ne peux plus suivre. J’ai trop de respect pour les millions de manifestants qui ont foulé le pavé parisien pour accepter cela. Que font-ils des milliers de français qui ont suivi La Manif Pour Tous et qui appartiennent à un parti politique ? Ils les appellent à trahir leur famille politique, à lui tirer dans le dos ? D’autant plus que nous avons d’illustres exemples de listes européennes qui se transforment en partis politiques, notamment Europe Écologie – Les Verts. Le rapt militant n’est pas supportable.

Il y a dans tout cela quand même une lueur d’espoir. Si La Manif Pour Tous s’oriente vers une mission électoraliste, que Ludovine de la Rochère souhaite devenir une femme politique, il n’y a plus concurrence avec L’AVenir pour Tous et donc vous pouvez nous laisser exposer notre vision, notre projet de réforme de la loi Taubira sans crainte que l’on puisse récupérer vos militants, que Frigide puisse vous faire de l’ombre : nous n’avons plus la même mission !

Bâtissons l’avenir mais l’avenir pour tous et non celui de nos leaders. Mobilisons-nous le 17 novembre pour la grande journée de la constitutionnalisation et des états généraux de la famille.

Vingt-quatre heures ou l’art de l’illusion

Xavier Bongibault à la Sainte Baume
Xavier Bongibault à la Sainte Baume

Xavier Bongibault à la Sainte Baume

Le 5 septembre 2012 se tenait sous l’impulsion extraordinaire de Virginie Tellenne, alias Frigide Barjot, un événement historique. Frigide réussissait à réunir en un même lieu et autour d’une même table les représentants des réseaux et associations opposés au mariage des couples homosexuels et aux droits de filiation qui en découlent. Un mois plus tard, nous étions cinq. Cinq seulement à avoir le courage d’organiser la première manifestation de masse pour ne pas laisser à Civitas la place médiatique que méritait ce grand soulèvement des consciences. Frigide Barjot, Laurence Tcheng, Xavier Bongibault pour porter médiatiquement la diversité qui était celle de ce beau mouvement, Albéric Dumont et Ludovine de la Rochère pour mettre en place d’un point de vue organisationnel les visions et intuitions politiques de Frigide.

Le 5 septembre 2013, après cette belle année de combat qui se sera terminée comme tout le monde le sait, et après que les millions de Français qui ont placé en nous leur espérance émettent le souhait d’une réconciliation entre L’Avenir pour Tous qui représente la suite du mouvement et La Manif Pour Tous qui représente l’abandon du combat et l’entre-soi, Xavier Bongibault, qui avait pour charge d’être le messager entre ce qui apparaît aujourd’hui être deux camps que rien ne pourra rapprocher, propose une réunion au « Club des 5 » ; réunion de la dernière chance.

Il est dix-huit heures. Dans une ambiance étonnamment détendue, les fondateurs se retrouvent au café Bourbon, dont Frigide a réservé la salle souterraine par mesure de discrétion. Le manipulateur dénouement organisé par l’élite renfermée sur elle-même de La Manif Pour Tous n’en sera que plus attristant, car il piétine la volonté de millions de Français qui nous ont soutenus. Ils commencent, à la demande de Laurence et Frigide, par un temps spirituel pour que cette rencontre au sommet – au sommet de quoi ? sans doute de l’hypocrisie ludovinienne – se déroule dans le respect de son prochain, dans l’amour de la vérité.

Deux heures, mais deux heures pour quoi ? Après que Frigide a refait l’historique du mouvement, et avoir exposé ce qu’étaient les volontés de chacun, un échange s’engage, les reproches fusent, le tribunal inquisitoire est installé par ceux qui sont aujourd’hui La Manif Pour Tous contre ceux qui représentent la liberté de parole.

Les revendications de la triplette exclue manu militari de La Manif Pour Tous ne sont pourtant pas ubuesques. Ce trio qui a porté et tout abandonné à ce mouvement demande à pouvoir s’exprimer en toute liberté aux universités d’été de La Manif Pour Tous présentée comme la réunion de tous les acteurs du mouvement. Après nous avoir expliqué que tout le monde était pour l’union civile mais que personne ne voulait la défendre, que la constitutionnalisation du mariage était une évidence mais qu’il ne fallait pas la porter, et que la loi Taubira était inique mais qu’il n’était plus temps de la combattre, la présidente, ou la Comtesse de la Rochère, dont on ne sait plus tellement le titre tant elle semble piétiner toute forme de démocratie républicaine, annonce qu’un vote a eu lieu en politburo du mouvement qui se présente comme celui de la lutte contre le carcan idéologique, et que l’équipe qui a permis, avec et derrière Frigide, de lever des millions de Français ne sera pas autorisée à participer à cet événement qui semble de plus en plus dévoiler la stratégie de basse politique de ce parti catho, aristo, extrêmement de droite. « Ils ont le chiffre, nous on a le nombre. »

Frigide quitte la réunion pour obligations familiales et maternelles, et comment pourrait-on reprocher à l’égérie du mouvement de défense de la famille de prendre soin de la sienne ? Laurence Tcheng, sous la violence des accusations, sous l’horreur des décisions qui tombent comme un couperet, s’effondre et quitte la salle de réunion sans le moindre égard, la moindre attention de ceux qui furent ses compagnons de route.

Il ne reste plus que Xavier Bongibault pour arracher une dernière faveur qui lui sera acceptée, celle, initialement proposée par Laurence Tcheng, de laisser aux initiateurs de ce mouvement vingt-quatre heures. Vingt-quatre heures pour convaincre les porte-paroles de La Manif Pour Tous d’accepter une intervention en plénière de Frigide, Laurence et Xavier le 15 septembre aux universités d’été. Tout cela après nous avoir expliqué qu’une présence à un forum dédié avait été envisagée avant les vacances, puis annulée pendant les vacances mais que ce forum était finalement possible et qu’il serait remis en place.

Ça aura été finalement quelques heures plus tard que la France apprendra que La Manif Pour Tous a définitivement enterré ses porte-paroles fondateurs, usant d’une méthode très politique mais tellement malhonnête. Les vingt-quatre heures proposées n’étaient en fait pour eux, qu’une manipulation afin d’être certains de pouvoir communiquer avant L’Avenir pour Tous qui avait eu l’honnêteté de ne faire aucune communication de cet événement. Des méthodes scandaleuses, honteuses, afin de mieux les humilier une nouvelle fois après l’organisation d’un putsch contre Frigide le 5 mai à Lyon et de huées contre Xavier le 26 mai à Paris.

Décidément, La Manif n’est plus Pour Tous.
Les trois fondateurs de L’Avenir pour Tous restent déterminés à faire triompher toutes les vérités.
lls vous exhortent, vous, peuple de France, à être des bâtisseurs d’avenir, des faiseurs de lendemains.

26 mai 2013 – Le succès d’un incroyable échec

Il est cinq heures, le jour se lève. Mais à La Manif Pour Tous, c’est un jour différent ; son égérie, Frigide Barjot, a fait le choix de ne pas se rendre à… SA manifestation.

Sous couvert de mesures de sécurité, Frigide a fait le choix de ne pas mener un cortège dont la ligne n’est plus celle des origines ! Finie l’ouverture, finie la diversité, c’est le triomphe de la récupération, de la radicalisation !

En écrivant ces quelques lignes, j’ai mal. Un combat de neuf mois et un mouvement qui vous échappe – ou plutôt dont vous êtes viré – c’est dur.

La volonté de diversité, habile stratégie et réalité frigidienne, s’en est allée avec l’évocation du contrat d’union civile. Ce qu’ils refusent le plus, ce n’est pas une filiation nouvelle, c’est toute forme d’union homosexuelle. Alors tant bien que mal, fidèlement attelé au bras de Laurence Tcheng, je tente de masquer les apparences, et pour moi sauvegarder l’unité est l’importance !

Comme chaque jour de manif, je me prête au jeu des médias. Flanqué de mes deux officiers de sécurité, désormais nécessaires au sein même de nos propres cortèges, je serre des mains, pose pour des photos, trinque avec des manifestants, puis grimpe sur mon char.

Ce que je ne savais pas encore, c’est que pour moi aussi cette journée allait être bien différente : aussitôt perchés sur notre char, Laurence et moi prenons comme à l’habitude la parole pour galvaniser les foules. Cette fois-ci, dix minutes plus tard, le micro allait nous être supprimé. Notre char était trop gai, ou bien trop gay, je ne sais plus… Mais ce n’était que le début d’un long processus…

Empêchés de parler d’union civile, contrairement aux accords passés avec Ludovine de la Rochère, celle que l’on découvrirait le soir même comme présidente du nouveau parti de « lâ Fâmille », nous décidons d’enfiler nos T-shirts « L’union civile contre la loi Taubira ». Drame !

Les porte-paroles que nous sommes, Lolo et moi, accompagnés de nos assistants – ou auxiliaires de vie, au choix – sommes expulsés du cortège par le service d’ordre de notre propre mouvement ! Un comble !

Après plusieurs minutes et d’âpres négociations, nous réintégrons le cortège. La tension est palpable, la joie d’antan introuvable !

Nous poursuivons notre marche, interrompue par les insultes et autres jets d’œufs ! Bientôt la délivrance, nous voilà aux Invalides, terminus théorique du train de la haine.

Je passe sur le fait que mes officiers de sécurité se sont vu, dans un premier temps, refuser l’accès à la zone (sous haute protection) du podium.

À peine le temps d’observer la vue panoramique du « toit » de la scène, de répondre à quelques journalistes ainsi que de passer au maquillage, rendu obligatoire par la production de cet événement retransmis en « mondovision » qu’il est temps d’assurer le « show » à la tribune.

Ceci ne pouvant se faire sans le passage obligatoire par « la dictature de la pensée » du mouvement qui est celui de la « libération du carcan idéologique ». À cet ultime contrôle, c’est Isabelle de Rambuteau qui se charge de me rappeler que je suis contraint de respecter mes deux minutes de temps de parole. À ce niveau-là, n’y a-t-il pas d’éléments de langage ?

Eh bien si ! Pour cela c’est Karin le Méné, de la fondation Lejeune – du nom du bientôt bienheureux Jérôme : « Xavier tu ne parleras pas d’union civile, ne fous pas la merde ! »

Là c’en est trop ! Je me hâte de trouver Madame le président de la Rochère ! Ah enfin ! Elle rappelle qu’il « serait déplorable que je ne parle d’union civile » ! Et en effet, ne pas en parler serait la mise en péril au succès éponyme de cet article. Vous allez comprendre !

Je monte enfin sur les traiteaux – luxueux de LMPT – pour me livrer à cet exercice que j’affectionne tant, le théâtre politique !

Je fais ovationner Frigide pour son action, je rappelle en ce 26 mai que « La Manif Pour Tous est la première armée permanente de veille sur les enfants, sur la famille, sur l’éthique en politique » 567 ans jour pour jour après le lancement des compagnies d’ordonnance par Charles VII.

Voilà, il est temps de parler « au million LMPT » d’un sujet politique ! J’annonce que je suis favorable à la constitutionnalisation du mariage homme/femme pour nover la loi Taubira en Union Civile épargnant la filiation !

Je suis alors hué par une foule aux ordres ! Là est le succès dont je parle ! Mais pour le savourer ce sera sans moi ! Je lance un dernier « je vous aime » à ceux qui me soutiennent encore et m’en vais, sous le poids de la pression des huées, m’effondre au pied de la scène !

Le succès de la diversité La Rochère, je le vis sur un lit de l’hôpital de campagne de la Croix Rouge dressé place de la Tour-Maubourg.

Cette diversité est étrange : cathos, aristos, bourgeois… Que c’est diversifié ! Mais le discours de celle qui se veut la nouvelle « leader » du mouvement est alors le succès d’un incroyable échec.

Sorti du centre de soins, je fais les quelques pas nécessaires pour rallier l’« espace VIP ». Il était nécessaire pour l’homme de fidélité que je suis de remercier Albéric Dumont et Ludo qui furent les compagnons d’un beau mouvement !

Il était alors temps de quitter ce qui sentait l’échec et de penser à l’avenir. À L’Avenir pour Tous que Frigide annonçait en simultané sur les chaînes d’info en continu.

Une enquête en quête d’unité

Camel Bechikh, Tugdual Derville, Frigide Barjot, Xavier Bongibault, Laurence Tcheng

« Je me souviens de ce beau mouvement et me revient à l’esprit cette belle photo du 13 janvier. »

C’est le cœur lourd que chaque jour j’entends, je lis la volonté partagée par de nombreux manifestants d’une « unité » retrouvée.  Le cœur lourd, car dans la bouche ou sous la plume d’un certain nombre d’entre eux, ce souhait sonne comme un reproche.
D’autres n’ont pas caché les reproches derrière ce terme dont l’origine reste pour moi floue, « unité ». En effet j’ai pu lire que j’ai trahi, que j’ai marché pour l’ennemi, que j’ai perverti le mouvement, que je méprise les volontaires, ou encore que je crache sur le peuple.

Évidemment rien de tout cela est vrai. Laissez-moi enquêter.
Je me souviens de ce beau mouvement et me revient à l’esprit cette belle photo du 13 janvier, place Denfert-Rochereau, où dans une joie visible nous avancions main dans la main. Nous ? Qui cela nous ? Eh bien nous La Manif Pour Tous dans sa diversité : Frigide Bajot nous entraînant dans son sillon Laurence Tcheng, moi, Lionel Lumbroso, Camel Bechikh, Antoine Renard et Tugdual Derville.

Tandis qu’à la mise en scène de cette manifestation monstre et historique nous avions, muni des dernières recommandations de Frigide, le très talentueux Albéric Dumont. À la tête de cette grosse machine opérationnelle, celle qui a su donner le sens de l’organisation à ce mouvement et que Frigide aime appeler sa jumelle, Ludovine de la Rochère.

Déjà à l’époque, les uns et les autres, nous étions en désaccord sur le Contrat d’Union Civile. Mais ce désaccord ne semblait poser aucun problème, nous parlions, de ce sujet, en nos noms propres et après tout c’était aussi cela la diversité LMPT.

Armés de nos différences, nous avons tous ensemble et portés par l’incroyable enthousiasme des millions de Français qui avaient placé en nous leur espoir, mené un combat difficile mais un combat d’un genre nouveau.

Nulle trace d’intérêts personnels, nulle quête d’avantages catégoriels mais une lutte pour la vérité anthropologique, pour les enfants et surtout pour la France.

Ce beau mouvement qui me tient tant à cœur n’a existé qu’au travers de son adéquation avec l’humanité ; comme je le dis souvent, « L’humanité n’est humanité qu’en ce qu’elle a de différences. » Il n’y avait plus ni partis, ni religions, ni courants philosophiques, ni orientations sexuelles. Il y avait une grande et belle famille diversifiée et unie. Unie pour notre pays et ses enfants mais unie dans le respect, l’accueil et l’écoute de tous.

Puis un jour est arrivé ce qui malheureusement devait arriver dans un pays où le parti qui a la majorité sur le bicaméralisme ne laisse pas la liberté de vote à ses élus, le projet Taubira devient loi de la République française.

À partir de ce moment la colère s’est fait sentir et avec elle le repli sur une opposition stricte et aveugle. L’Union Civile est devenue un point de tension jusqu’à ne plus pouvoir l’évoquer, même à titre personnel, même comme unique conséquence de la constitutionnalisation du mariage Homme/Femme – seule réforme définitive de la loi à faire porter à la faveur d’un changement de majorité – sans risquer les huées, les menaces voir les agressions. La liberté était compromise et ainsi disparaissait la fraternité  et l’unité de notre mouvement.

Et si nous avions été victimes de la violence de ce projet de loi faute de lui être fatal ?
Et si nous avions subi le carcan idéologique plutôt que de le combattre ?

Et si finalement le mouvement était tombé dans le piège tendu par François Hollande ? Celui de la crispation, celui de la défiance, celui de la désunion.

Et si finalement c’étaient les manipulations de ce pouvoir idéologique qui avaient détruit l’unité du mouvement qui se battait contre le projet de loi qui aura détruit durablement l’unité nationale ? Exactement comme en tentant d’expulser Frigide et sa famille de leur appartement, ils veulent détruire la famille de celle qui est l’égérie du mouvement de défense de la famille.

Face aux immondices de ce pouvoir, j’ai bon espoir que nous puissions retrouver cette Unité, détruite par la défiance dans  l’échec,  mais ce sera à force de vérité, de charité, de fraternité, de volonté mais surtout de liberté.

Tous ensemble unissons-nous, retrouvons toute notre diversité, retrouvons le chemin de la victoire sur l’ennemi de l’Homme et faisons à nouveau tourner la France à contre-courant de l’idéologie soixante-huitarde.

Je vous aime.

De la haine à l’extermination… Chronique d’une folie du XXIe

Illustration

« Votre fils est l’exemple du fait qu’il faut militer pour l’avortement. » Telle est la citation choc de la dernière missive reçue par ma chère maman.

À la lecture de cette phrase je suis pris de vertige, assailli d’une peur incontrôlable. Tout cela n’est pas dû au caractère presque menaçant de cette invective, non. L’habitude de la douceur des paroles de leur « camp », celui de la véritable haine, jouant pour moi.

L’inquiétude qui s’empare de moi est bien plus effroyable. Elle est le résultat du cheminement idéologique qui se fait à notre époque. Liberté chérie, où es-tu ?

En effet, je réfléchis. Que signifie cette lettre ? Elle est le symbole du mal de notre monde. Dans cette société consumériste, ils tentent de créer l’humain jetable.

L’origine de cette adresse est la haine qu’a suscitée cette loi dite de mariage pour tous. Dans l’esprit de ces progressistes auto-proclamés, l’opposition est inenvisageable. Lorsqu’elle existe on la fait taire voire disparaître ! Ce fut le cas contre le mariage gay mais également contre la recherche sur l’embryon.

« Quel rapport ? » me direz-vous. Vous allez très vite comprendre. La recherche sur l’embryon humain pose question. Jusqu’où peuvent aller ces recherches et ces savants fous ? Sera-t-il un jour possible, par la folie de ces apprentis sorciers, de connaître la psychologie ou l’idéologie de l’enfant à naître ?

Vous ne comprenez toujours pas ? Mais si, un petit effort ! Si de telles découvertes sont possibles, l’avortement restera-t-il « thérapeutique » – comme ils disent – ou deviendra-t-il politique, idéologique ? L’un ou l’autre, dramatique !

La mère, dont l’enfant ne pensera pas de la même façon, pourra effectuer une I.V.G. Et bénéficier du remboursement à cent pour cent souhaité par François Hollande ?

Un gouvernement pourrait donc exterminer toute opposition avant même qu’elle en soit rendue au stade d’être humain. Je pense que vous m’avez maintenant compris. Et peut être avez-vous même partagé ma crise de vertige ?

Alors peut-être que tout cela est excessif mais rien ne doit nous interdire d’être vigilants. Si je ne peux que remercier Maman pour m’avoir mis au monde, qu’il me soit permis de remercier également l’auteur de ces ignominies qui ont blessé ma mère, pour ce bel exercice de maïeutique socratique, cet accouchement de la pensée.

Si nous ne pouvons prévoir l’avenir, façonnons-le à notre image !

J’ai décidé d’être « Catho-friendly »

Xavier Bongibault

Pour gagner, il faut être sur le terrain sur lequel ne nous attendent pas nos ennemis.

En signature de la lettre adressée par Clément Borioli aux évêques de France, ce 15 août, vous avez pu lire « Xavier Bongibault, catho-friendly ». Une vague de questionnements s’est levée.

Pourquoi celui qui s’est toujours présenté comme athée signe-t-il aujourd’hui de cette façon une lettre adressée aux évêques ?

Les raisons sont multiples mais simples. La première de ces raisons, je l’ai déjà évoquée dans l’article Un athée à l’église : je défends une vision positive de la laïcité et au-delà, je suis attaché aux valeurs et racines catholiques de la France.

Mais là n’est pas la seule raison. La renonciation du pape Benoît et l’arrivée du pape François ont su donner à l’Église une image plus moderne et plus dynamique qui suscite chez moi une proximité et un intérêt plus grands encore.

C’est justement cette modernité et ce dynamisme que j’ai voulus encourager en signant ce courrier adressé aux « pasteurs de l’Église ». Dans la joie des JMJ de Rio, nous avons découvert un pape proche de ses fidèles mais proche du peuple, s’adressant à son Église en tant que chef spirituel mais s’adressant également au monde en tant qu’expert en humanité avec les mots du monde sur les sujets du monde. C’est aussi la modernité du pape qui s’est une nouvelle fois exprimée lorsque seuls les médias officiels du Vatican ont pris soin de relayer cette initiative de jeunes catholiques homosexuels.

Ce que j’ai voulu soutenir également, c’est cet appel à l’aide de personnes qui, dans le respect de la tradition de leur Église, osent revendiquer une évolution sans vouloir de révolution, qui demande de l’ouverture en refusant le progressisme, qui ne demande pas à changer le dogme, mais à être accueillies en vérité et charité par leur communauté.

Et pour finir, le catho-friendly que je suis de plus en plus vous interpelle, vous, catholiques ! Regardez les réactions de ceux qui se veulent progressistes. Ils moquent cette tribune car ils ne veulent pas d’une Église qui évolue, le dernier chef de leurs accusations tomberait.

Rendez-vous bien compte de la force, face à des lobbyistes prêts à livrer l’avenir de l’humanité à l’exigence de leurs caprices d’adultes, qu’auraient des personnes homosexuelles catholiques, conscientes des limites qui sont les leurs, ne voulant ni changer le dogme de l’Église, ni modifier l’anthropologie, soutenues par leurs pasteurs, dans leur demande d’union civile. Union civile, mesure de moindre mal alors que nous avons désormais en France, (et en progression dans le monde), le mariage gay. Mesure qui épargnerait définitivement la procréation, si elle était la seule conséquence de la constitutionnalisation du mariage homme/femme.

Pour gagner, il faut être sur le terrain sur lequel ne nous attendent pas nos ennemis.

Mes catho-friends, soyez porteurs d’avenir. Un avenir en vérité et charité. Un avenir en adéquation avec les réalités du monde. Pour sauver l’humanité, présente et à venir.

Jeux Olympiques en Russie : respectons la trêve !

Drapeau olympique

Respectons la volonté de Coubertin. Respectons la trêve Olympique et profitons de celle-ci pour donner une image, notre image, pour exemple. Celle du respect inconditionnel des personnes. De toutes les personnes.

Alors que le temps médiatique s’y prêtait, en plein milieu du débat sur la loi Taubira, je me souviens avoir demandé au gouvernement français, par communiqué de presse, de lutter effectivement contre l’homophobie lors de la journée mondiale de lutte contre celle-ci. Lutter, en effet, non pas comme ils le prétendent en présentant une « réforme de civilisation » inique sur le dos des homosexuels mais en intervenant auprès des pays pratiquant la répression de l’homosexualité.

Je me souviens que mon communiqué fut la risée de toutes ces associations lobbyistes LGBT, maîtresses de la bien-pensance et du politiquement correct. La réponse fut que le « mariage pour tous » était un outil de lutte contre l’homophobie. La répression des personnes homosexuelles au travers de la planète était le dernier de leurs soucis. Et pour cause…

Passionné qu’il était, le débat sur l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe apportait toute la médiatisation nécessaire à ces associations en quête de visibilité.

Aujourd’hui ces associations ont trouvé leur nouvelle tribune médiatique. Les Jeux Olympiques en Russie homophobe ou les Jeux homophobes en Russie Olympique, leurs messages sont si confus qu’on ne comprend plus très bien.

Tout ceci me rappelle les Jeux Olympiques d’été de Pékin en 2008 où la bien-pensance se choquait de l’organisation de l’épreuve coubertine dans un pays qui bafouait les Droits de l’Homme. Pendant un an nous n’avons entendu que cela. Nous aurions pu espérer de ces militants présentés comme héroïques qu’ils se servent de la visibilité offerte par l’événement pour défendre la cause du peuple opprimé. Pensez-vous ! Ils se sont servis des médias pour exister ; pour donner de l’audience à leurs petites personnes et petites associations. Aujourd’hui, en Chine rien n’a changé et plus personne n’en parle.

La Russie et ces Jeux d’hiver sont le même théâtre mais pour d’autres bien-pensants, d’autres idéologues. Nous voilà aujourd’hui avec la lutte contre l’homophobie. Alors s’il est vrai que la Russie de Poutine ne va pas dans la bonne voie en matière d’acceptation des personnes quelle que soit leur sexualité ou leur chemin de vie, je ne veux pas laisser à ces associations totalitaires « le monopole du cœur ».

Ne laissons pas ces mouvements politico-nombrilistes perturber la belle fête du sport. Profitons de ce rassemblement et de son esprit pour se mélanger, pour partager nos cultures, nos visions et sans esprit belliqueux.

Respectons la volonté de Coubertin. Respectons la trêve Olympique et profitons de celle-ci pour donner une image, notre image, pour exemple. Celle du respect inconditionnel des personnes. De toutes les personnes.